Vous rêvez ? Bienvenue dans le sommeil paradoxal !

Que se passe-t-il lorsque nous dormons ?

Voici un grand mystère. Tout simplement parce que, malgré beaucoup d’études sur le sommeil, les scientifiques ne savent toujours pas ce qui se passe exactement.

Pourquoi nous rêvons par exemple. Alors que le sommeil l’emporte sur l’éveil à un moment, les certitudes concernant le sommeil ne sont pas flagrantes.

Cependant, ces mêmes scientifiques s’accordent à dire que le sommeil n’est pas simplement une phase de récupération, mais que l’activité complexe qui y règne laisse pantois. Considérons maintenant une phase de sommeil appelée sommeil paradoxal.

Le sommeil paradoxal.

Grâce à l’électroencéphalogramme, les chercheurs ont déterminé trois grandes phases qui composent les mécanismes du sommeil.

L’une d’elles nous intéresse plus particulièrement, le sommeil paradoxal. C’est ici que les rêves prennent leur envol.

Pendant cette période, le cerveau est très actif alors que le corps ne bouge pas. Mais pas seulement. Voici ce qui a été constaté : en plus d’une activité intense dans le cerveau, le rythme cardiaque ainsi que la respiration deviennent plus rapides et irréguliers. La température du corps devient ambiante et, afin de maintenir ce rythme rapide, le cerveau se nourrit d’énergie sous forme d’oxygène. Il utilise beaucoup plus d’énergie que pendant la phase d’éveil.

Que nous dormions six ou dix heures par nuit, la quantité de sommeil paradoxal est de l’ordre de 100 minutes pour tous.

Les rêves.

Ils ont lieu, nous l’avons dit pendant le sommeil paradoxal. Mais qu’en est-il exactement ?

Au fil de la nuit, le sommeil lent devient plus court tandis que le sommeil paradoxal augmente. Et nos rêves également. Nous pouvons rendre hommage à Eugène Aserinsky et Nathaniel Kleitman, car se sont eux qui ont découvert le sommeil paradoxal et le lien avec les rêves, grâce à une expérience. Ils demandaient à des dormeurs lorsqu’ils se réveillaient s’ils étaient en train de rêver. Ces derniers répondaient par l’affirmative et pouvaient raconter des rêves riches en émotions de toutes sortes.

Cependant, il se pourrait qu’il n’y ait aucun lien entre rêve et sommeil paradoxal dans la mesure où le premier est un état subjectif alors que le second est un état du cerveau.

 

Néanmoins, c’est grâce aux rêves qu’un équilibre se crée entre émotions, apprentissage et mémorisation. Ainsi, bien dormir, demande un sommeil paradoxal profond tant ce dernier permet de bien récupérer.

Il est utile de préciser que certains troubles du sommeil ont lieu pendant la phase de sommeil paradoxal. Ils sont associés à la paralysie du sommeil, aux cauchemars, au somnambulisme, aux terreurs nocturnes et aux parasomnies.

Nous comprenons que le sommeil paradoxal est une phase importante bien que mystérieuse. Les rêves, toujours à l’étude, auraient une fonction que les chercheurs tentent de découvrir.
Mais le plus important semble être la nécessité de bien dormir pour éviter les dysfonctionnements psychiques.

Avez-vous, chers lecteurs, rencontrés des troubles du sommeil ?
Les rêves sont-ils importants pour vous ?
En connaissez-vous le sens ?

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légende photo : sommeil paradoxal

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